Diolle

Description (detail)

Ce que nous appelons Plantscher est un gros raisin aux baies blanchâtres et au bon rendement. Pour obtenir une bonne qualité, le rendement doit être très limité.

Selon les dernières recherches génétiques du Dr José Vouillamoz, le Plantscher descend du Furmint et est un petit-fils du Gwäss. Identique au Gros Bourgogne et au Bordeaux Blanc.

Plutôt réservé dans sa jeunesse, il offre une finale ample avec des notes légèrement amères. La finale est salée et minérale. Ce vin est idéal avec les viandes bouillies et de nombreux plats végétariens. Il se marie également très bien avec la fondue et la raclette. Ou essayez-le avec un fromage de montagne affiné... Un régal !

Vin blanc
Diolle
Prozent
13.5
Option 1: Beschrieb
75 cl
Option 1: Jahrgang
2024
Option 1: Preis
CHF 45

Ambiance appropriée

détendu & serein

Caractéristique

Aromen (Nase)
Plus subtil que prononcé : pêche, abricot et fleurs blanches.
Aromen (Mund)
Vif et frais, avec une belle tension et une petite note tannique inhabituelle pour un vin blanc.
Délicatement fruité & frais
Sec
Cuve en inox
Rareté
Volaille
Légumes
5 ans

Un peu d'histoire

Tout a commencé avec 200 pieds de vigne…

Lorsque Nicolas Zufferey a décidé de donner une nouvelle chance au cépage Diolle, alors en voie de disparition, il n’a planté que 200 pieds de vigne. Ce qui n’était au départ qu’une petite expérience est aujourd’hui une véritable rareté valaisanne dans le verre. Ce cépage ancien révèle toute sa personnalité à la Cave des Bernunes : subtil, frais et étonnamment plein de caractère. Parfois, il suffit de peu pour écrire une nouvelle page de l'histoire du vin.

Notre histoire

Ce qui nous lie à cette cave...

 

 

Parfois, une histoire commence avant même que l’on se connaisse personnellement. C’est au cours de notre quête de vins valaisans d’exception et dans le but de réunir sur notre carte des vins le plus grand nombre possible de cépages uniques de notre région que nous avons découvert la Cave des Bernunes et sa Diolle.

Nous ne nous sommes encore jamais rendus dans la cave de la famille Zufferey, mais nous aimerions y remédier. Une visite à Sierre et une rencontre en personne figurent déjà sur notre liste de souhaits. En attendant, nous sommes ravis de faire découvrir dès aujourd’hui à nos clients, grâce à leur Diolle, un petit aperçu de leur travail et, par la même occasion, un cépage valaisan presque tombé dans l’oubli.

En savoir plus sur la cave à vin

Cave des Bernunes – Familie Zufferey

Entre tradition et audace de faire les choses autrement.

La Cave des Bernunes a été fondée en 1987 par Nicolas et Nadine Zufferey ; à l’époque, la vinification s’effectuait encore dans la cave de la maison familiale. Aujourd’hui, la famille exploite environ neuf hectares de vignes aux alentours de Sierre et cultive une quinzaine de cépages différents. Avec Lucie, œnologue de formation, et Luca, vigneron et maître de chai, c’est désormais la nouvelle génération qui travaille au sein de l’exploitation.

Dans le vignoble, la famille mise sur de faibles rendements, des parcelles en enherbement et un travail du sol aussi respectueux que possible – certains vignobles sont même labourés à l’aide de chevaux. À la cave, elle allie tradition et goût de l’expérimentation : les nouvelles méthodes sont d’abord testées en petites quantités avant d’être intégrées à la production.

Et un détail surprenant montre bien que Nicolas Zufferey n’a pas peur des décisions non conventionnelles : il a été l’un des premiers vignerons valaisans à miser systématiquement sur le bouchon à vis. Depuis 2021, la Cave des Bernunes utilise même ce système pour toutes ses cuvées – vins blancs comme rouges, vins élevés en cuve comme en barrique. Pour Nicolas, ce n’est pas une question de prestige, mais de qualité fiable du vin et de maturation sans faille.

C’est précisément pour cette raison que le Diolle s’accorde à merveille avec cette cave : un cépage valaisan presque disparu rencontre une famille qui ne se contente pas de préserver la tradition, mais qui est prête à la faire évoluer.

Découvrez la caveDétails

En savoir plus sur le cépage

Diolle

«Presque disparu, redécouvert et aujourd'hui l'un des cépages les plus rares du Valais»

Le Diolle était un cépage du Valais, mentionné pour la première fois en 1654 sous le nom dialectal de « Jiolaz » dans la région de Sion. Il était considéré comme très acide, au caractère plutôt neutre et sensible à la pourriture. C’est sans doute pour cette raison que ce cépage a disparu – 1903 est considérée comme l’année de sa disparition. En théorie. Mais voilà : en 2005, Germain Héritier, un vigneron de Granois aujourd’hui décédé, a contacté José Vouillamoz, le « professeur des cépages » : il avait découvert deux pieds de vigne inconnus dans son vignoble et souhaitait savoir de quel cépage il pouvait s’agir. Le profil ADN ne correspondait à aucun cépage connu. Un « test de paternité » a alors révélé qu’il s’agissait d’un descendant du « Rèze ». Des recherches complémentaires menées par José Vouillamoz ont ensuite démontré sans l’ombre d’un doute que ces deux ceps représentaient le cépage « Diolle », que l’on croyait éteint. 

Les analyses génétiques ont réservé une autre surprise : la Diolle est une descendante naturelle de l’ancien cépage valaisan Rèze ; le deuxième parent reste inconnu à ce jour. Elle porte ainsi littéralement en elle un pan de l’histoire viticole valaisanne qui n’a pas encore été entièrement élucidée.

Mais c’est seulement maintenant que l’histoire devient vraiment passionnante. José Vouillamoz était convaincu du potentiel de ce cépage redécouvert et a réussi à convaincre Didier Joris, une figure de référence de la viticulture valaisanne, de collaborer avec lui. En 2013, un vignoble de Diolle a été planté à Chamoson sur 3 ares. Seulement, cette première tentative de renaissance de la Diolle a échoué : le choix du porte-greffe s’est avéré mauvais et tous les plants ont dépéri. Mais lors de la deuxième tentative, avec une nouvelle plantation en 2015, la renaissance est devenue réalité. En 2017, 8 kg de raisins ont pu être récoltés, ce qui a donné 6 bouteilles de vin. Et 2018 a vu la première véritable récolte : 144 bouteilles issues de ce cépage ressuscité ont été produites.

Et ici, « rare » signifie vraiment « rare » : en 2023, à peine 0,4 hectare de Diolle était répertorié dans tout le Valais. À titre de comparaison, cela ne correspond même pas à la superficie d’un seul terrain de football.

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